Un vice : LA COMPARAISON
Si tu savais à quel point tu te perds en te comparant aux autres...
« La seule façon de gagner dans un casino est de sortir dès que vous entrez. »
Déclara un croupier sérieux à un homme en pèlerinage annuel à Las Vegas qui lui avait demandé des infos sur leurs jeux les plus rentables.
C’est vrai que :
Cette réponse, il ne s’y attendait pas.
Surtout venant d’un croupier.
Une remarque…
Pèlerin.
Las Vegas.
Casino.
À quel moment un pèlerin à Las Vegas se permettrait-il d’aller dans un casino ?
Voici une très belle excuse :
Il voulait juste se distraire.
Mais…
À quoi bon les parcs, les promenades, les passe-temps…
ou même Netflix ?
Le but du casino est simple.
Faire de l’argent.
Et à moins d’avoir foiré tout son plan…
ou d’avoir perdu sa carte bancaire,
Il n’y a rien qui puisse mener un pèlerin de “luxe” dans un casino…
si ce n’est la COMPARAISON.
Tu vois quelqu’un réussir.
Tu vois quelqu’un gagner plus.
Tu vois quelqu’un avancer plus vite.
Et sans t’en rendre compte,
une pensée s’installe :
« Je suis en retard dans ma vie. »
En réalité,
tu ne constates pas un retard.
Tu te compares.
Par rapport à qui ?
Par rapport à quoi ?
Qui a défini le timing de ta vie ?
Qui a décidé qu’à 25, 30 ou 40 ans,
tu devais cocher des cases précises ?
Personne.
Tu joues juste avec des règles
que tu n’as jamais choisies.
Et pire encore,
Tu les respectes comme si ta vie en dépendait.
Alors que la vérité est simple :
Tu n’es pas en retard.
Tu es juste en train de mesurer ta vie
avec le chronomètre de quelqu’un d’autre.
Et en faisant ça,
tu changes les règles de ton propre jeu (ta vie).
Avant, tu voulais juste :
être bien, apprécier chaque instant,
être là pour ceux qui comptent pour toi.
Maintenant,
tu veux être comme :
– cet influenceur Instagram (qui expose une vie de partenariats)
– cet entrepreneur (dont tu ne vois que les résultats)
– ces “réussites” ultra bien maquillées (les plus nombreuses)
- Ou même cette relation amoureuse (dont tu ignores les coulisses)
Le souci ?
Tu veux leur ressembler sans savoir qui ils sont réellement.
Ce qu’ils vivent hors des regards.
Alors, comme le pèlerin,
tu es entré dans le casino.
Et comme dans tous les casino,
les règles sont simples :
Tu peux gagner un peu au début.
Mais à la fin,
tu perds toujours.
C’est exactement ce que disait Morgan Housel :
Quand tout va extrêmement bien,
ce n’est pas aussi bien que tu le penses.
Tu n’es pas invincible.
Et si la chance peut te faire monter,
le risque peut te faire chuter tout aussi vite.
Mais le vrai piège n’est pas là.
Le vrai piège,
c’est que le jeu s’arrête rarement
une fois que tu y participes.
Tu gagnes 1 000 € ?
Quelqu’un gagne 10 000 €.
Tu gagnes 10 000 € ?
Quelqu’un gagne 100 000 €.
Tu gagnes 100 000 € ?
Quelqu’un gagne 1 million €.
Le poteau de but recule.
Encore.
Et encore.
Et plus tu avances,
plus tu te sens en retard.
C’est ça… le vice de la comparaison.
Tout avoir…
et te sentir vide.
Parce que ton cerveau ne mesure plus ta vie,
il la compare.
Et le problème ?
Le plafond est infini.
Il y aura toujours quelqu’un :
– plus riche
– plus avancé
– plus reconnu
– plus “heureux” (en apparence)
Donc si tu joues à ce jeu,
tu as déjà perdu.
C’est une bataille impossible à gagner.
Et pourtant,
la majorité des gens y consacrent leur vie entière.
Plus d’argent.
Plus de statut.
Plus de reconnaissance.
Mais jamais assez.
Et à force de vouloir “plus”…
tu commences à risquer :
– ton temps
– ta santé
– ta paix mentale
– tes relations
Pour quelque chose
dont tu n’as même pas réellement besoin.
Et le pire ?
Tu ne t’en rends même pas compte.
Le bonheur,
ce n’est pas d’avoir plus.
C’est de savoir quand s’arrêter.
C’est de savoir qui tu es réellement,
et de rester fidèle à toi même.
Tu comprends maintenant ?
Le problème n’est pas ton manque de résultats.
Le problème,
c’est ton point de comparaison.
Alors pose toi cette question :
Est-ce que tu joues ton jeu ?
Ou celui des autres ?
Est-ce que tu es toi-même ?
Ou tu te crée une apparence ?
La seule façon de gagner,
ce n’est pas de mieux jouer.
C’est de sortir du jeu de la comparaison.
Savoir qui tu es quand personne ne regarde,
et rester fidèle à cette personne.
Exercice
Prends 2 minutes.
Réponds honnêtement :
– À quel moment de la journée est-ce que je me compare le plus ?
– Qui ou quoi déclenche cette comparaison (réseaux, personnes, environnement) ?
– Est-ce que ça m’aide à avancer… ou est-ce que ça me fait sortir de mon propre jeu ?
Maintenant, va plus loin :
– Qu’est-ce que mon jeu, à moi ?
– Si personne ne regardait… qu’est-ce que je poursuivrais ( qui serais-je ) vraiment ?
Puis fais une chose :
Coupe la source de comparaison, même temporairement.
(Repose le téléphone. Quitte l’appli. Change d’environnement.)
Et reviens à une action simple,
qui te rapproche de TA vie.
Mon avis : Commence aujourd’hui.
Parce qu’au final,
tu ne perds pas quand tu avances lentement.
Tu perds,
quand tu joues au jeu des autres.


